L'historique du partenariat

Comme nos amis bignonois aiment à le rappeler : « 30 ans, c'est pas 30 jours ! ».

Une volonté commune

L'histoire du partenariat Bignona - Savoie a commencé en 1988. La commune de Bignona venait de réaliser un diagnostic villageois, avec l'aide du CIEPAC (Centre International pour l'Education Permanente et l'Aménagement Concerté de Montpellier), dont l'une des préconisations était d'initier une coopération décentralisée. Au même moment, le Conseil Général de la Savoie sous la présidence de Michel Barnier a souhaité développer son ouverture à l'international. Ces deux volontés politiques s'accordèrent et rapidement une charte de partenariat fut signée.

La création du PADEB

Les premières années (1989-1993) ont été consacrées à la structuration d'une organisation des populations. Les 7 quartiers de Bignona ont fondé leur cadre de concertation, regroupé au sein d'une structure communale : le PADEB (Programme d'aménagement et de développement économique de Bignona). Plusieurs initiatives ont ainsi pu voir le jour  : construction d'une bibliothèque, mise en place de la  collecte des ordures et création de la maison de l'innovation...

Vers un programme de renforcement institutionnel

Forte de ces premières réussites, la coopération Bignona – Savoie a mis en place, pendant plus de dix ans (1994-2004), des programmes de développement participatif. qui ont permis l'aménagement de places publiques, la réhabilitation d'écoles, la construction d'équipements marchands et d'échanges culturels entre habitants.

Depuis 2005, le renforcement des capacités municipales est devenu la priorité du programme : formation des élus et du personnel municipal, échanges d'expériences avec d'autres collectivités, mobilisation de la fiscalité locale et maitrise d'ouvrage communale des divers chantiers de la ville. 

Album photos

ACTUS

TEMOIGNAGES

Ghislaine DESCLOUX, Déléguée territoriale de la DT Vie Sociale du Bassin Chambérien

" Lors de la venue de nos collègues sénégalais, nous avons étudié ensemble des cas concrets auxquels nos professionnels sociaux et médico-sociaux doivent faire face. Nous avons évoqué la situation d’une personne accompagnée pendant plus de dix ans avec des placements d’enfants, des soutiens médicaux, de l’aide au logement. Le constat d’un isolement pesant très fortement pour réussir à s’en sortir durablement a été, entre autre, posé par les professionnels. Nos homologues africains, nous ont suggéré de financer des téléphones portables pour les personnes marginalisées afin qu’elles recréent leur tissu social. Cette pratique, en Afrique, est à l’image de l’importance que joue le réseau de chacun pour vivre ou survivre. Et nous qui luttons plutôt pour limiter les effets néfastes du portable ! "